Victor Hugo

Victor Hugo

Résumé

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo,  La Fin de Satan

“ L’anathème qu’un saint jette au mal en passant
Est une si fatale et si noire rosée
Qu’un chien ayant été maudit par Elizée,
L’anathème rongea les oreilles du chien.
Femmes, l’homme est le roi ; tremblez ! et songez bien
A la sombre Lilith, femme née avant Eve ;
Adam la renvoya dans l’ombre et dans le rêve ;
Lilith répudiée est un spectre de nuit.
Lilith était l’orgueil, la querelle et le bruit ;
Satan, voulant saisir l’homme, l’avait créée ;
Elle roule à jamais dans la noire nuée ;
Elle s’appelle Isis dans l’Inde où Satan luit,
Et l’encens de l’Égypte horrible la poursuit.
”
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Portrait de Victor Hugo Victor Hugo,  La Fin de Satan

“ Presque toujours conteste et rarement s’accorde.
L’abîme profond s’ouvre ; un dogme est une corde
Qui pend dans l’ombre énorme et se perd dans le puits.
Ainsi mourut Jésus ; et les peuples depuis,
Atterrés, ont senti que l’inconnu lui-même
Leur était apparu dans cet Homme Suprême,
Et que son évangile était pareil au ciel.
Le Golgotha, funeste et pestilentiel,
Leur semble la tumeur difforme de l’abîme ;
Fauve, il se dresse au fond mystérieux du crime ;
Et le plus blême éclair du gouffre est sur ce lieu
Où la religion, sinistre, tua Dieu.
”
Source : Wikisource

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo,  La Fin de Satan

“ Entre deux murs sans forme où rampe une fumée ;
Deuil, brume ; obscurité sans fond et sans contour.
La vierge Liberté, blanche et faite de jour,
Sentit le froid du lieu funeste où rien n’existe.
La désolation de ce gouffre était triste
Et profonde ; et c’était l’infini de la nuit.
Elle ouvrit sa grande aile où l’azur des cieux luit,
Et, calme, descendit dans cette ombre terrible.
II
Or, en ce même instant, l’horreur indivisible,
Sans palpitation, sans souffle et sans échos,
La lugubre unité de tombe et de chaos
Qu’on nomme Enfer, voyait une chose inouïe.
”
Source : Wikisource

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