Ferdinand Servian

Résumé

Ferdinand Servian Papety : d'apres sa correspondence… (1912)

Les lettres des artistes sont un peu comme leurs croquis: elles nous font connaître leur première pensée, celle qui est l'écho de leur âme, surtout lorsque, s'adressant à des amis, elles revêtent un caractère intime. Rédigées sans prétention, elles ont un abandon qui est une preuve de leur sincérité. Chez Papety, le mot de Buffon : « Le style c'est l'homme même », se vérifie d'une manière complète. L'homme est inséparable de l'artiste.
Source : Gallica

Ferdinand Servian Papety : d'apres sa correspondence… (1912)

Ce n'est pas que je veuille ici faire de la modestie, mais c'est que je crains qu'on n'ait chez nous une trop haute idée de ce qu'est un prix de peinture; eh mon Dieu! ce n'est tout bonnement qu'un encouragement que le gouvernement veut bien accorder à un élève; cela ne prouve pas toujours qu'il ait beaucoup de talent. Ce prix est assez commun, tous les ans il en faut un, le hasard y fait beaucoup, croyez-moi, une foule de circonstances favorisent souvent un jeune homme. Tout d'un coup, il se trouve à une place qu'un autre, peut-être, méritait autant que lui.
Source : Gallica

Ferdinand Servian Papety : d'apres sa correspondence… (1912)

L'architecture et la peinture des grands maîtres leur fournirent des thèmes inépuisables. Mais Papety, nous l'avons vu, las de respirer l'atmosphère des musées et de la Villa Médicis, las de copier les personnages de Raphaël et de Michel-Ange, parcourait les rues de l'Italie et, sans trop sacrifier à la fantaisie, s'ingéniait à copier les personnages de la Nature, les enfants de la Vie, croyant retrouver dans leur physionomie pleine de caractère et dans leurs costumes pittoresques, l'observation d'un Léonard de Vinci ou la palette d'un Titien.
Source : Gallica

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