Résumé

Portrait de Henri Delaborde Henri Delaborde Ingres : sa vie, ses travaux, sa doctrine… (1870)

Raphaël, c'est la grâce, c'est la beauté, c'est l'harmonie, enfin c'est Raphaël : Jules Romain, c'est l'antique. Et l'exécution de ces peintures de Mantoue! Je n'en connais pas de plus parfaite ni de plus surprenante, quand on songe que ce sont des fresques. Oh! quel maître, quel maître!
Comment a-t-il eu si peu de réputation de son vivant?
et il faut encore qu'après lui cette iniquité subsiste! Non, cela ne doit pas être. Il faut que tous les honnêtes gens qui comprennent l'art se liguent pour lui faire rendre les honneurs qu'il mérite et pour le mettre enfin à sa vraie place !
Source : Gallica

Portrait de Henri Delaborde Henri Delaborde Ingres : sa vie, ses travaux, sa doctrine… (1870)

Non, tout en reconnaissant ce que la science et l'expérience ont ajouté au génie d'Ingres, il faut reconnaître aussi que ce génie privilégié emprunte de son propre fonds ses ressources principales et le meilleur de son éloquence, qu'il suit une vocation bien plutôt qu'une loi imposée, qu'en un mot, convaincu de bonne heure et pour jamais, il n'est resté si fidèle à lui-même que parce qu'il aimait d'une passion tout instinctive les doctrines qu'il avait embrassées. Ingres, avec sa foi invariable, avec l'intraitable énergie de son dévouement au beau et au vrai, Ingres est avant tout un croyant.
Source : Gallica

Portrait de Henri Delaborde Henri Delaborde Ingres : sa vie, ses travaux, sa doctrine… (1870)

Vous me parlez, écrivait Ingres à M. Gatteaux, de mon exemple, de ce que je dois faire pour reprendre à Paris la place qui m'appartient. L'ai-je donc perdue, cette place? Les ouvrages qui constituent l'homme ne se perdent pas, et je me trouve, moi, assez bien de réputation et de position. Je ne veux plus rien, je ne demande plus rien. Le jour où j'ai quitté Paris, j'ai rompu pour jamais tout pacte avec ce qui pourrait le moins du monde me rapprocher du public. Je ne suis plus peintre que pour moi, je peindrai ou je ne peindrai pas, je m'appartiens enfin, et je ne veux appartenir qu'à moi.
Source : Gallica

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