Jacques Fouquet, La vie d'Ingres (2e édition) (1930)
“ En 1859, Ingres signe un de ses tableaux les plus fameux : le Bain Turc. Nulle part dans son œuvre l'érotisme ne s'est mieux avoué. De tout temps, la pensée du harem, de femmes inactives et dévêtues, somnolant dans des palais remplis de fontaines aux murmures monotones, l'a enchanté. Très réservé, très formaliste, très bourgeois, on peut être sûr que M. Ingres n'a jamais eu une vie déréglée. On ne l'a jamais entendu manifester par des mots légers une humeur égrillarde. Mais il se berce de visions charnelles avec complaisance, lorsqu'il s'y sent engagé par l'amour de l'Art. ”
