Jean-Auguste-Dominique Ingres

Jean-Auguste-Dominique Ingres

Résumé

Portrait de Jean-Auguste-Dominique Ingres Jean-Auguste-Dominique Ingres Ingres d’après une correspondance inédite

Mais c’est affreux : car aucune consolation n’est accessible, dans un tel malheur. La foudre n’a pas été plus prompte, dans les huit derniers jours de cette affreuse maladie qui me l’a enlevée sans retour. Plus, je ne la verrai plus ! Que ce mot est désolant ! Ah ! mon cher ami, que je souffre ! Nous pleurons ensemble, je le sens, moi et vous, cher ami, qui l’avez connue et appréciée.
Si quelque chose peut adoucir tant d’amertume, c’est de voir cette démonstration d’estime et d’honneur, qui ressemble à une apothéose en ces durs moments solennels.
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Portrait de Jean-Auguste-Dominique Ingres Jean-Auguste-Dominique Ingres Ingres d’après une correspondance inédite

Mon cher et cher ami, je t’embrasse du plus profond de mon cœur et te souhaite, aujourd’hui, pas plus particulièrement que les autres jours, le plus parfait bonheur dans ce monde. Vivre sagement, borner ses désirs et se croire heureux, c’est l’être véritablement. Vive la médiocrité ! C’est le plus heureux état de la vie, ce me semble. Une certaine aisance, avec laquelle on a, d’ailleurs, l’abondance juste des choses nécessaires et même très agréables de la vie, vous donne, d’abord une belle santé et vous laisse le temps de vous occuper, par le cœur, à des choses bonnes et honnêtes.
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Portrait de Jean-Auguste-Dominique Ingres Jean-Auguste-Dominique Ingres Ingres d’après une correspondance inédite

Bien ! mon ami, toutes ces magnificences culinaires nous sont très bien arrivées ; ce délicieux vin blanc digne de la sensualité d’Horace et de sa poésie, cet excellent souvenir truffé ; ces belles pêches, belles comme le prisme d’un beau soleil couchant du Midi, aux couleurs d’or et de feu, d’un goût digne des dieux et de l’âge d’or où je veux les peindre à leur place.
Nous avons montalbanisé en ton honneur avec Galtant, Hittorf, Perrin, qui tous t’aiment comme on le doit. Oui, mon ami, nous sommes un peu plus matériels que toi, sage homme, pour parler comme Hugo.
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