Henri Delaborde,
Notes et causeries sur l'art et sur les artistes
(1881)
“ Un jour, le Pape dit à Michel-Ange : « Laisse là mon tombeau, je me sens assez vivant pour l'oublier; je veux te faire peindre toute la voûte de ma chapelle pontificale. » — « Mais, Saint Père », répondit l'artiste, la main encore tremblante des furieux coups de ciseau qu'il envoyait au marbre du futur mausolée, « je suis un sculpteur, je ne suis pas un peintre; je manie mal les couleurs, et je n'ai jamais fait de fresque : vous avez ici Raphaël. C'est son métier et non le mien de peindre des murailles. Choisissez-le à ma place. » ”
