Bernard Pérugin

Définition et enjeux

L. Vitet Revue des Deux Mondes

Quant à la tête du Sauveur, elle est sénile et débonnaire, et le saint Pierre est larmoyant. N’est-ce pas assez dire que si cette gravure reproduit les données principales du cénacle de S. Onofrio, elle n’en est, à bien prendre, que la caricature?
Qu’y a-t-il donc là qui permette de dire, comme le fait M. Passavant, que le graveur a travaillé d’après une œuvre originale du Pérugin? Quoi de commun entre le Pérugin, même dans ses moins bons jours, et ces lourdes figures, ces gros visages, ce désordre de draperies, ces plis cassés à l’allemande? La méprise n’est-elle pas étrange?
Source : Wikisource

Portrait de Gabriel Faure Gabriel Faure Revue des Deux Mondes

Dans une Adoration des bergers il y a, comme encadrement, quatre piliers de bois surmontés d’une petite toiture triangulaire qui sont bien le décor le plus étrange qu’ait jamais imaginé un peintre. Prises en elles-mêmes, les figures sont belles, mais l’ensemble est toujours glacial et parfaitement ennuyeux.
En la portant au faîte de sa renommée, le Pérugin avait tué l’école de Pérouse. Les peintres locaux, — si nombreux à en juger par la quantité d’œuvres cataloguées sous la dénomination de « scuola del Perugino, » — se bornèrent à imiter celui qui s’était tant imité lui-même.
Source : Wikisource

Portrait de François-Bernard Lépicié François-Bernard Lépicié Catalogue raisonné des tableaux du Roy… (1752-1754)

Le travail continuel de Perrugin lui fit faire de rapides progrès : il réussit principalement à prendre la manière gracieuse du Verocchio dans les airs de tête qu'il donnoit aux femmes.
Les principaux ouvrages du Perrugin ont été faits pour des églises & pour des couvens : on raconte de lui l'his-toire suivante. Il travailloit à fresque pour les religieux Jé-suates, dont le Monastère étoit situé près de la porte Pinti à Florence
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature