Ernst Theodor Amadeus Hoffmann

Ernst Theodor Amadeus Hoffmann

Résumé

Portrait de Ernst Theodor Amadeus Hoffmann Ernst Theodor Amadeus Hoffmann Contes mystérieux

Où est Giacinta ? où est-elle, la charmante enfant ? Mon cœur est déchiré d’amour et de désirs ! Où est Giacinta ?
— Oui, demandez, misérable fou ! répondit la vieille d’un ton grondeur ; elle est en prison, la pauvre Giacinta, et elle y flétrit sa jeune existence, et vous en êtes la cause ; car si elle n’avait pas eu la tête pleine de vous, si elle avait pu attendre l’heure du soir, elle ne se serait pas piqué le doigt en cousant la garniture de la robe de la princesse Brambilla, et alors elle n’y aurait pas fait une vilaine tache, et le digne maître Bescapi, que l’enfer le réclame !
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Portrait de Ernst Theodor Amadeus Hoffmann Ernst Theodor Amadeus Hoffmann Contes mystérieux

Le talisman est à jamais perdu pour nous.
Tout près des marches du trône, Dortje Elverding et Pépusch paraissaient plutôt évanouis que plongés dans le sommeil. Peregrinus ou, nous pouvons le nommer ainsi, le roi Sekalis rejeta le manteau royal dont les plis couvraient sa poitrine, et de son sein l’escarboucle lança, comme un feu du ciel, des rayons éblouissants à travers la salle immense.
Le génie Thétel, au moment où il cherchait à s’élever encore, disparut avec un sourd mugissement dans des flocons innombrables et sans couleur qui, chassés par l’orage, se perdirent dans le bosquet.
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Bien qu’elle te salue d’une manière si amicale, elle m’a prévenue contre toi ; elle prétend que l’on fait dans ta maison d’infernales sorcelleries, et que la petite Dortje n’est pas autre chose qu’un démon déguisé qui se promène sous une figure humaine pour t’ensorceler par ses grâces et ses séductions.
Peregrinus, mon cher Peregrinus ! regarde-moi bien en face, les yeux dans les yeux ; tu ne verras pas dans les miens la trace du plus léger soupçon. Je connais la pureté de ton cœur, jamais ta parole, jamais ton regard n’ont terni d’un souffle impur le clair et limpide miroir de mon âme.
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