Ernst Theodor Amadeus Hoffmann,
Contes mystérieux
“ Pourtant, mon fils, tu as besoin d’un tuteur qui te guide dans le chemin qui doit te conduire au but. — Je suis majeur, répondit Giglio, et je vous prie, monsieur le charlatan, de m’abandonner tout à fait à moi-même. — Ho ! ho ! répondit Celionati, pas tant d’orgueil, s’il vous plaît ! Comment ? quand j’avais pour toi les meilleures intentions ; quand je voulais te donner le plus grand bonheur terrestre ; quand je voulais m’entremettre entre toi et la princesse Brambilla ! — Ô Giacinta ! Giacinta ! oh ! malheureux que je suis de t’avoir perdue ! s’écria Giglio hors de lui. ”
