Ernest Pérochon, Les Gardiennes (1924)
“ Le fossé débouchait dans la Belle Rigole. — Voici, dit Georges, l’endroit le plus plaisant du pays et, pour moi, le plus plaisant du monde. Il plaça son bateau bien droit au milieu de la route d’eau et posa sa pelle à l’arrière. Puis il vint s’asseoir à côté de Francine. — Maintenant, dit-il, c’est le hasard d’amour qui nous conduira. Ils se penchèrent tous les deux sur l’eau sans rides. — C’est ici l’eau la plus profonde du Marais et la plus pure ; les herbes du fond ne montent point à la surface comme ailleurs. Regardez l’eau, Francine ! ”
