Ernest Pérochon, Nêne (1920)
“ Près d’une haie, comme elle n’avait pas de sabots, une épine lui entra dans le talon si profondément que le cœur lui devint froid et que ses larmes jaillirent. Elle ne s’arrêta pas cependant, continua de courir en boitillant ; dans l’ouche aux chèvres son pied s’enfonça dans la vase d’une rigole d’égout ; son jupon mouillé claquait sur ses jambes.Le petit s’étant calmé, à l’aise maintenant dans cette étoffe tiède ; la course le secouait et il commençait à trouver cela bien amusant. Quand Madeleine fut arrivée dans la maison et voulut le coucher, il se débattit et se cramponna à son cou. ”
