Raoul de Navery,
L'Aboyeuse
(1878)
“ Qui aurait jamais cru que Judic donnerait une marâtre à l'enfant de Madeleine. Encore, si celle qu'il épouse était une chrétienne, on pourrait se dire que l'amitié lui viendra pour l'orpheline ; mais il se marie à une fille de Satan, une bohémienne de grand chemin, une vagabonde sans famille et sans baptême. Rien qu'à regarder ces yeux noirs comme des charbons, et lançant des éclairs d'orage, on sent qu'elle a l'âme méchante, et ne peut semer autour d'elle que la honte et le malheur. Il faut que Ploëren soit devenu insensé pour mettre l'anneau de mariage au doigt de cette coureuse. ”
