Ernest Pérochon, Les Hommes frénétiques
“ Harrisson s’avança de quelques pas et d’une voix forte, assurée, jetant comme une pierre chaque syllabe, il parla : — Au nom des physiciens du laboratoire 4.48, moi, Harrisson, j’annonce à tous que le mal est vaincu !... Le mal est vaincu ! La guerre est morte !... — Aâh !... Aâh ! Parle ! parle !... Considérablement assourdie par l’obturateur, une rumeur immense déferlait dans la salle. Harrisson leva la main et le silence se rétablit. Il reprit fortement : — La guerre est morte !... L’affreux danger qui menaçait les hommes est écarté ! Que chacun reprenne son sang-froid ! ”
