Emmanuel Desrosiers

Résumé

Emmanuel Desrosiers La Fin de la terre

L’Europe, l’Asie, l’Afrique avaient été ravagés par ce que les survivants appelaient tout bas « la fin du monde ». Les océans étaient démontés. L’Atlantique submergeait lentement la côte est de l’Amérique. À l’ouest, le Pacifique s’était retiré au loin et semblait crouler dans des abîmes où grondait le chaos. La seule terre habitable qui restait c’était l’Amérique du Nord avec sa ville étrange de trois cent quatre-vingt-dix millions d’habitants.
Cette ville s’était accrue de près d’un milliard d’hommes, l’élite de la terre qui avait pu échapper au cataclysme universel.
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Emmanuel Desrosiers La Fin de la terre

Rien, le ciel était muet comme un tombeau ; seule la terre jadis si hospitalière augmentait sa fureur et semblait vouloir en finir avec le reste des hommes.
Stinson, qui était resté sous les tentes, perdait peu à peu l’espoir.
Quand avril parut, il fut annoncé que l’emplacement de la cité temporaire s’affaissait. Demain le cratère s’ouvrirait ensevelissant le reste de l’humanité.
Avec une hâte fébrile, on se mit à construire une autre flotte d’aérobus, puisque l’autre avait péri au-delà des brumes. Tous les bras furent mobilisés. Tous les hommes se mirent à l’œuvre.
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Emmanuel Desrosiers La Fin de la terre

Un mal ténébreux me prenait, me torturait, sorte de nostalgie atroce où il me semblait que mon pays n’était point de la terre, mais de ce monde sidéral que j’entrevoyais dans le lointain du ciel.
J’ai compris, depuis, que nous étions des dieux tombés et qu’un jour nous serons des astres plus brillants encore que les étoiles, dans le firmament éternel où brille l’unique Soleil.
Le grain de sable a vieilli, le temps de sa jeunesse est passé, et comme toutes les planètes, la nôtre ne sera pas exempte de la mort et de l’époque glaciaire ; ceci se produira au cours des millénaires à venir.
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