J.-H. Rosny aîné,
La Force mystérieuse
“ Il les attira contre lui, il chuchota, déjà saisi par l’engourdissement : — Voici la dernière nuit des hommes ! Ah ! nous aurions pu... Je vous ai si tendrement aimés !... Plus jamais... Ils l’écoutaient, glacés. Le froid devenait intolérable. — Adieu ! sanglota le vieillard. L’Océan des âges... Ils s’étreignirent dans un élan de douleur et de tendresse. Langre eut encore la force d’aider Sabine à s’étendre auprès des petits, puis il se laissa tomber sur un matelas. Seul, Meyral demeurait debout. Un rêve l’emplissait, le rêve immense des Hommes, le rêve des siècles et des millénaires. ”

