Dan Dastier

Stade zéro (1980)

Résumé

Dan Dastier Stade zéro (1980)

Un grondement sourd prenait naissance dans les entrailles du sol ; et il s'accompagna bientôt d'une vibration de plus en plus violente. Le visage de Nils Tanoun se crispa sous l'effet d'une angoisse insurmontable.
— Tout va s'écrouler, haleta-t-il en reculant. Il faut sortir d'ici en vitesse !
Tout un pan de l'immense rotonde bascula soudain dans un fracas d'apocalypse. Rol saisit le bras de Tini, et la força à faire demi-tour. Ce fut en courant qu'ils s'élancèrent vers la surface, trébuchant sous les secousses de plus en plus violentes qui animaient le sol.
Source : Gallica

Dan Dastier Stade zéro (1980)

Tini..., haleta Rol. Tini, je t'aime! C'est notre amour, n'est-ce pas ? C'est lui qui sert de lien !
Un fil fragile les reliait à la mémoire morte. Ils plongeaient maintenant vers ce minuscule corps céleste rendu au cosmos... Ils s'intégraient de nouveau à la multitude d'univers successifs que contenait la mémoire. Ils dépassaient le microcosme du substrat de protection, filaient à une vitesse vertigineuse vers l'ensemble moléculaire constitué par les Onyens, au niveau du siliconium-base...
Le noir insondable... Le vide. La peur de se disperser soudain dans l'Infini... Rol n'existait plus.
Source : Gallica

Dan Dastier Stade zéro (1980)

C'est Alkaéva, n'est-ce pas?
— Oui. Nous sommes revenus à notre point de départ. Olag?
— Tout va bien, Rol. Je suis seulement un peu fatigué, moi aussi.
— Nous le sommes tous, constata Roi, curieusement indifférent. Nous avons pourtant vécu une sorte de rêve, n'est-ce pas?
— C'est mon impression, émit Paky. Tout devient curieusement flou dans ma mémoire. C'est normal ?
— Je ne sais pas, renvoya Roi en haussant les épaules. Peut-être ? Je... je crois que le temps ne
se déroule pas à la même vitesse au cœur de la succession des univers parallèles.
Source : Gallica

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