aîné J.-H. Rosny, La Mort de la Terre, roman, suivi de contes
“ Arva ne cessait de songer à la mort de Manô. Quand le soleil fut au haut de sa trajectoire, elle poussa un grand cri funèbre: c’était l’heure de l’euthanasie! Jamais plus elle ne reverrait l’homme avec qui elle avait vécu la tendre aventure!...Le Désert prolongeait sa vaste étendue. Pour des yeux humains, la terre était morte épouvantablement. Pourtant, l’autre vie y croissait, pour qui c’étaient les temps de la genèse. On la voyait pulluler sur les plaines et les collines, redoutable et incompréhensible. Parfois, Targ l’exécrait; parfois, une sympathie craintive s’éveillait dans son âme. ”
