aîné J.-H. Rosny, La Guerre du Feu: Roman des âges farouches
“ Il sent à peine la fumée, moins encore la chair rôtie, pas du tout l'odeur des hommes; il ne voit rien que ces lueurs bondissantes, dont les éclairs rouges et jaunes croissent, décroissent, se déploient en cônes, coulent en nappes, se mêlent dans l'ombre soudaine des fumées. La mémoire d'aucune proie ne s'y associe ni d'aucun geste de combat; et la brute, saisie d'une crainte chagrine, ouvre sa gueule immense, caverne de mort d'où rauque le rugissement... Naoh voit s'éloigner le Lion Géant vers les ténèbres où il pourra dresser son piège...—Aucune bête ne peut nous combattre! ”
