aîné J.-H. Rosny, La Guerre du Feu: Roman des âges farouches
“ Naoh s'avança; il la vit immobile, le visage tourné vers la savane. Elle avait jeté dans sa chevelure des fleurs sagittaires et un nymphéa couleur de lune; une lueur semblait sourdre de sa peau, plus vive que celle des fleuves frais et de la chair verte des arbres.Naoh respira l'ardeur de vivre, le désir inquiet et inextinguible, le vœu redoutable qui refait les bêtes et les plantes. Son cœur s'enfla si fort qu'il en étouffait, plein de tendresse et de colère; tous ceux qui le séparaient de Gammla parurent aussi détestables que les fils du Mammouth ou les Dévoreurs d'Hommes. ”
