Naoh

Définition et enjeux

aîné J.-H. Rosny,  La Guerre du Feu: Roman des âges farouches

“ Naoh s'avança; il la vit immobile, le visage tourné vers la savane. Elle avait jeté dans sa chevelure des fleurs sagittaires et un nymphéa couleur de lune; une lueur semblait sourdre de sa peau, plus vive que celle des fleuves frais et de la chair verte des arbres.
Naoh respira l'ardeur de vivre, le désir inquiet et inextinguible, le vœu redoutable qui refait les bêtes et les plantes. Son cœur s'enfla si fort qu'il en étouffait, plein de tendresse et de colère; tous ceux qui le séparaient de Gammla parurent aussi détestables que les fils du Mammouth ou les Dévoreurs d'Hommes.
”
Source : Gutenberg

Portrait de J.-H. Rosny aîné J.-H. Rosny aîné,  La Guerre du feu

“ Ainsi Naoh pourrait prendre une avance considérable.
Vers l’aube, la pluie cessa. Une lueur chagrine monta des abîmes, l’aurore rampa misérablement derrière les nuées. Depuis quelque temps, les Oulhamr montaient une pente douce ; quand ils furent au plus haut, ils ne virent d’abord que la savane, la brousse et les forêts, couleur d’ardoise ou d’ocre, avec des îles bleues et des échancrures rousses.
— Les hommes ont perdu notre trace, murmura Nam.
Mais Naoh répondit :
— Les hommes sont à notre poursuite !
”
Source : Wikisource

aîné J.-H. Rosny,  La Guerre du Feu: Roman des âges farouches

“ Toute la machine impétueuse, la masse de chair où le sang roulait en torrent, rassembla ses énergies: la muraille croula.
Naoh et Gaw avaient bondi vers le fond de la caverne; Nam se trouva dans les pattes monstrueuses. Il ne songeait guère à se défendre; il fut semblable à l'antilope atteinte par la grande panthère, au cheval terrassé par le lion: les bras étendus, la bouche béante, il attendait la mort, dans une crise d'engourdissement. Mais Naoh, d'abord surpris, reconquit l'ardeur combative qui crée les chefs et soutient l'espèce.
”
Source : Gutenberg

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