J.-H. Rosny aîné,
La Guerre du feu
“ Car les Nains Rouges pouvaient suivre les Oulhamr à couvert, leur couper la route par des embuscades. Une bande de territoire s’allongeait, presque nue et favorable à la fuite, entre le marécage et la brousse. Les Oulhamr se hâtèrent de charger les cages, les armes et ce qui leur restait de chair. Rien n’entrava leur départ. Si l’ennemi les suivait par les buissons, il devait perdre du terrain, étant ensemble moins leste et entravé par les végétaux. La lande aride s’élargit d’abord, puis elle commença à se rétrécir parmi des arbres, des arbustes ou des herbes hautes. ”
