Résumé

Portrait de Theodor Mügge Theodor Mügge Afraja, par Th. Mügge, roman allemand traduit… (1857)

« Entrez, monsieur, entrez, s'écria-t-il, vous ne nous dérangez pas ; je suis prêt à vous écouter et à causer avec vous. Ferme les livres, Paul, et va joindre Ilda, qui sans doute s'impatiente de ne pas te voir. Monsieur Marstrand, c'est une singulière espèce de gens que les amoureux ; ils voient tout double. Le plus fin y perd souvent l'esprit et a peur de son ombre.
— N'arrive-t-il pas aussi, répondit Jean en souriant, que les plus fins, sans être amoureux, se trompent dans leurs calculs ? »
Helgestad frappa du poing sur le livre de commerce, de manière à en faire voler la poussière.
Source : Gallica

Portrait de Theodor Mügge Theodor Mügge Afraja, par Th. Mügge, roman allemand traduit… (1857)

Protége-le, Dieu du ciel ! protége-le !
— La sorcière amoureuse fait comme si le brave Jean pouvait s'élancer tout à coup de l'air ou de la terre. Attire-le ici, magicienne maudite ! nous lui ferons un digne accueil. Mais je ne sens pas d'odeur de soufre, et je ne vois rien.
— Si personne ne te voit, répondit Gula, quelqu'un te voit; si personne ne t'entend, quelqu'un a son oreille ouverte ; si personne ne te trouve, il y a quelqu'un qui te trouvera, misérable, et plus tôt que tu ne penses.
— Jubinal ou ton génie du feu? le hideux Pekel ou toi-même, petit serpent?
Source : Gallica

Portrait de Theodor Mügge Theodor Mügge Afraja, par Th. Mügge, roman allemand traduit… (1857)

Si Olaf brille moins par l'intelligence, il a des bras et des jambes-solides, il abat la besogne pour trois, et il est bon et dévoué. Je suis dans une grande perplexité, monsieur Marstrand, murmura-t-il en secouant la tête ; j'y ai réfléchi bien des fois ; c'est comme le fil d'un câble qu'on met en cercle, on ne peut pas en trouver le bout.
— Il faut cependant le trouver, répondit Marstrand.
— C'est juste, reprit Helgestad avec un sourire fin. Ilda ne peut prendre qu'un mari.
Source : Gallica

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