Noël Sabord, Fontbrune : roman (1943)
“ « Je vous baise les mains, ma bien-aimée cousine. Gardez mon souvenir et plaignez-moi. « RODOLPHE. » P. S. — Je m'aperçois, à me relire, que je ne vous ai guère parlé que de moi-même. Mais votre deuil est le mien, et je partage votre affliction, en frère. Ce vêtement sombre que vous m'avez toujours connu n'est aujourd'hui qu'une faible image de la double désolation de mon âme. Je n'ai point de peine à renoncer au monde pour pleurer. On devine quelle impression cruelle d'abandon dut causer à Yvonne de Fontbrune une pareille lettre en un pareil moment. ”
