Ernest Pérochon, Le Chemin de plaine
“ Son rire se rapproche ; puis, une forme sombre passe devant moi, deux mains se lèvent jusqu’à ma figure, deux mains tâtonnantes, curieuses, fouillant l’obscurité. Complaisamment je baisse la tête, je me laisse palper. Voici mes cheveux, mes lèvres... oui, mes lèvres... et la joue de Mlle Olivet n’est pas dans le voisinage ; tu peux chercher, ma petite Thérèse ! Les deux mains s’en vont ; Josette, frôlée, pousse un cri, se lève et, nerveuse, se jette contre moi, me saisit le bras, le lâche aussitôt. Ce mouvement fait tomber ma boîte d’allumettes qui était sur le coin du piano. Je me baisse. ”
