Sauter

Définition et enjeux

N.-E. Dionne,  Le parler populaire des Canadiens français

“ Saut, n. m. —Faire le saut, mourir. —Faire le saut de la carpe, sauter très haut. —Un saut de crapaud, fuir en sautant. * Saut=morissette, n. m., (Angl.) Corruption de l'anglais somerset, saut périlleux. Sauter, v. a. —Descendre. Ex. Nous avons sauté les rapides de Lachine. —Sauter à pieds-joints, sauter les jambes serrées l'une contre l'autre. Sautereau, n. m. —Vison. —Sauteux d'escalier. V. ce mot. Sauterelle, n. f.—Criquet. Sauteux d'escalier, n. m. Nom injurieux donné par les habitants aux jeunes citadins qui ne les insultaient que trop souvent dans les rues de Québec. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Jean le Rond d’Alembert Jean le Rond d’Alembert,  L’Encyclopédie, 1re éd.

“ Sauter, en terme de manege, c’est faire des sauts. Aller par londs & par sauts, c’est aller à courbette & à caprioles. Sauter entre les piliers, se dit du cheval qu’on a accoutumé à faire des sauts, étant attaché aux deux piliers du manege, sans avancer ni reculer. Sauter une jument, se dit de l’étalon, lorsqu’il la couvre. Sauter de ferme à ferme, se dit quand on fait sauter un cheval, sans qu’il bouge de sa place. ”
Source : Wikisource

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