Résumé

Desdemaines-Hugon Revue des Deux Mondes T. 3, 1874

Lorsqu’on arrive sur les hauteurs qui dominent le camp, à l’heure où le soleil disparaît à l’horizon, et qu’à travers cette atmosphère d’une limpidité sans pareille, on découvre devant soi cette plaine immense dont l’œil ne peut embrasser l’étendue, cette ville de tentes où commencent à poindre les premiers feux du soir, ces lumières dont le nombre augmente à chaque instant et qui produisent l’effet d’autant d’étoiles s’allumant sur la terre, on éprouve comme une crainte vague de rester en route et de voir le but reculer encore.
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Desdemaines-Hugon Revue des Deux Mondes T. 3, 1874

Toutes les mines sèches sont situées au milieu de vastes plaines incultes, si plates et si unies que la vue peut s’étendre dans toutes les directions sans rencontrer autre chose qu’un horizon qui par sa régularité tranche sur le ciel absolument comme celui de la mer ; c’est à peine si de loin en loin on y aperçoit quelques arbres isolés appartenant invariablement à la famille des mimosas ; pas d’eau, pas de terre végétale, rien en un mot qui puisse donner à penser que ces régions, privées de toute condition d’existence, soient faites pour être habitées par l’homme.
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Desdemaines-Hugon Revue des Deux Mondes T. 3, 1874

Cette petite colonie naissante, aperçue de même par d’autres voyageurs, attire encore quelques personnes jusqu’au moment où chacun reconnaît qu’il n’y a réellement rien à y faire : alors on se sépare ; mais quand au contraire il arrive à un de ces mineurs de trouver seulement un diamant, le bruit s’en répand avec une rapidité incroyable, et de tous les points de l’horizon l’on voit accourir, se ruer, suivant l’expression anglaise (to rush) , des mineurs n’ayant pour tout bagage que des outils, un pain et une gourde d’eau-de-vie.
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