Résumé

Puits artésiens. — Le puits de Grenelle

De si magnifiques résultats, si simplement obtenus, indiqueraient chez les Chinois un développement industriel très avancé, si ce peuple ne faisait preuve d’ignorance et de routine chaque fois qu’il rencontre un terrain dont la nature se montre quelque peu rebelle à l’unique mode de sondage qu’il sache pratiquer. L’Européen, dans un cas semblable, trouverait quelque combinaison nouvelle ; il modifierait ses outils, ses procédés ; le Chinois ne sait pas ou ne veut pas sortir d’embarras ; il trouve plus simple d’abandonner le puits commencé, fût-il à deux doigts du but.
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Puits artésiens. — Le puits de Grenelle

Notre puits le plus profond, celui de Grenelle, ne descend qu’à un demi-quart de lieue. Nos voisins du duché de Luxembourg ont été un peu plus loin ; mais ces deux merveilles de l’industrie européenne feraient sourire de pitié les paysans de la province d’Ou-Tong-Kiao, ou les sauniers de Tselicou-Tsing, qui entreprennent bravement, pour moins de trois mille écus, avec quelques méchans outils, des puits d’un quart de lieue, et les achèvent à deux en moins de trois ans.
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Puits artésiens. — Le puits de Grenelle

Les Chinois, ce peuple exceptionnel qui, malgré l’état d’ignorance dans lequel il végète depuis longues années, pourrait, en matière d’industrie, apprendre tant de choses aux Européens, les Chinois ont, de tout temps, admirablement pratiqué ces sondages. Ici, encore nous retrouvons le perpétuel contraste qu’offrent tous les arts, toutes les œuvres de cette singulière nation. Vous ne verrez dans aucun autre pays des puits aussi profonds, aussi nombreux, des puits qui soient aussi vite, aussi simplement creusés.
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