Résumé

A. d’Assier L’Eldorado brésilien et la Serra-das-Esmeraldas

Les voyageurs qui voudraient étudier les diverses variétés de cette pierre ne peuvent mieux faire que de visiter la magnifique collection qui se trouve dans le musée de Rio-Janeiro ; ils en verront de toutes les nuances, de brunes, de jaunes, de sales et même de noires. Quelques-unes ont été arrondies à la surface par le frottement des cailloux de quartz dans les ruisseaux qui les charriaient.
Le diamant n’est pas le seul objet de bijouterie que fournit le Brésil ; on peut dire qu’il n’est peut-être pas une seule pierre précieuse qu’on ne rencontre dans cet immense pays.
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A. d’Assier L’Eldorado brésilien et la Serra-das-Esmeraldas

La découverte des gisemens aurifères n’en a pas moins été un grand bienfait pour le Brésil. Si la fascination de l’or n’avait pas attiré des habitans dans les déserts de Goyaz, Matto-Grosso, Minas-Geraes, Minas-Novas, la race portugaise n’aurait probablement jamais quitté les bords de l’Atlantique. Des pays immenses, cités parmi les plus riches du monde, nous auraient été à jamais fermés. Quelques Paulistes allaient, il est vrai, dans ces vastes solitudes à la chasse de l’Indien, mais ce n’étaient là que des soldats isolés.
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A. d’Assier L’Eldorado brésilien et la Serra-das-Esmeraldas

L’immense Cordillère des Andes, sur les bords du Pacifique, offre pour ainsi dire tous les échantillons du règne minéral, disposés comme par étages successifs. Les contre-forts de l’est, allant sans cesse en diminuant de hauteur et de puissance, s’appauvrissent de plus en plus. L’or seul persiste à la base. La dernière chaîne, celle qui borde l’Océan, ne contient plus que du granit pur ; c’est aussi la moins élevée. On voit en même temps pourquoi le Brésil n’a jamais eu de mines d’argent : ce n’est très probablement qu’une question d’altitude.
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