Étienne Molard, Dictionnaire grammatical du mauvais langage
“ Malgré ces deux autorités respectables, je persiste à croire que bon qualifie air; car j'attribue la bonté à l'air, et non pas au substantif femme; et les explications qu'on a données me paraissent forcées. Dans cet exemple, l'air signifie l'extérieur, les manieres; on doit donc dire: elle a l'air décent, comme on dirait: elle a l'extérieur décent.C'est encore une faute de dire, cette personne donne d'air à telle autre. Le mot air signifie bien quelquefois ressemblance; on dit: ce jeune homme a l'air de son pere; mais il paroît absurde de dire: il donne d'air à son pere. ”
