Salsifis

Définition et enjeux

Stanislas Martin,  Physiologie des substances alimentaires… (1853)

“ Un économiste allemand, Erhart, dit que Jules-César, cerné par les soldats de Pompée, avait nourri son armée rien que de cette plante.
Les vaches, les moutons et même les chevaux ont une grande prédilection pour la feuille du salsifis ; nous-mêmes nous la mangeons en salade.
On mange la racine du salsifis depuis l'automne jusqu'au printemps ; c'est un mets agréable, facile à digérer. On doit la choisir tendre , facile à rompre, charnue, succulente, d'une saveur douce. On la sert frite, à la sauce, dans les ragoûts.
”
Source : Gallica

Ovide Pavette,  Notions élémentaires et méthodiques d'agriculture… (1889)

“ SALSIFIS. SCORSONÈRE. —Le salsifis se sème en lignes, en mars, dans une terre profonde et fraîche ; il faut sarcler et biner avec soin quand le plant est levé. On arrose de temps à autre ; on le récolte, à l'automne.
La scorsonère se cultive comme le salsifis, mais elle a l'avantage de pouvoir passer l'hiver en terre ; on a soin de couper les tiges qui montent. On la consomme au printemps.
”
Source : Gallica

Jean-Jacques Daverne,  Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris

“ Cette plante, ainsi que le salsifis, que nous ne cultivons pas, nous suggère une question dont nous laissons la solution aux savants : tant que les racines de ces plantes sont jeunes et jusqu’à ce qu’elles montent en graine, elles sont tendres, charnues et se cassent très-facilement ; à mesure qu’elles montent en graine, elles deviennent dures, coriaces, filandreuses et ne se cassent plus. ”
Source : Wikisource

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