E. de Langsdorff

Élements biographiques

E. de Langsdorff Revue des Deux Mondes

II Le Mariage de Figaro n’avait pas préparé la révolution, ai-je dit, il l’avait annoncée. Elle suivit de près, renversant ou transformant tout, les trônes et les théâtres, renouvelant, comme ces grandes eaux dont parle l’Écriture, la face même de la terre. Les improvisateurs politiques de l’assemblée constituante n’avaient garde d’oublier le théâtre dans ce monde nouveau que fabriquaient leurs décrets. La constitution de 1791 plaça la liberté des théâtres au rang des droits de l’homme et du citoyen. La politique s’empara aussitôt de la scène.
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E. de Langsdorff Revue des Deux Mondes

Quand Cicéron avait prononcé une de ses immortelles harangues, il croyait que Rome était sauvée, et qu’il ne restait plus qu’à rendre grace aux dieux. Il restait à gouverner, et c’était alors que la faiblesse du caractère et de la conduite contrastait péniblement avec la magnificence du langage.
César parlait aussi, mais il agissait surtout. « Cet homme ne dort ni ne s’arrête jamais, » disait avec effroi Cicéron. Le jour où l’homme d’action, le vainqueur des Gaules, se trouva en face de l’homme de la tribune, le gouvernement de la parole dut périr.
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E. de Langsdorff Récits de l’histoire de Hongrie

On semblait croire à la cour de l’empereur qu’on écarterait la guerre en soutenant toujours qu’on était en paix. Cette disposition à se rassurer à Vienne était si favorable aux Turcs qu’ils ne négligeaient rien pour l’entretenir. On amusait par de vagues promesses l’envoyé autrichien, le baron de Goës, et ce diplomate naïf, ajoutant plus de foi aux paroles qu’aux préparatifs qui se faisaient ouvertement sous ses yeux, contribuait à entretenir les illusions de sa cour. Comme les gens faibles, il niait le péril pour n’avoir pas à s’occuper de remèdes au-dessus de son courage.
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