Résumé

E. de Langsdorff Récits de l’histoire de Hongrie

On semblait croire à la cour de l’empereur qu’on écarterait la guerre en soutenant toujours qu’on était en paix. Cette disposition à se rassurer à Vienne était si favorable aux Turcs qu’ils ne négligeaient rien pour l’entretenir. On amusait par de vagues promesses l’envoyé autrichien, le baron de Goës, et ce diplomate naïf, ajoutant plus de foi aux paroles qu’aux préparatifs qui se faisaient ouvertement sous ses yeux, contribuait à entretenir les illusions de sa cour. Comme les gens faibles, il niait le péril pour n’avoir pas à s’occuper de remèdes au-dessus de son courage.
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E. de Langsdorff Récits de l’histoire de Hongrie

Souvent le grand-vizir descend en paix du trône de sa charge pour posséder doucement quelque petit gouvernement. Peut-être a-t-il alors plus de sujet de se louer de la fortune que de s’en plaindre, à moins que son ambition ne lui fasse regretter le poste qu’il a perdu, ce qui arrive rarement chez les Turcs, où ce n’est pas une honte d’être transplanté des montagnes dans les vallées. Ils savent tous d’où ils viennent, que l’argile est de la terre, que le grand-seigneur en est le maître, qu’il la pétrit comme il veut, et qu’il en fait des pots qu’il peut conserver ou casser quand il lui plaît.
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E. de Langsdorff Récits de l’histoire de Hongrie

La paix conclue n’avait point éteint la rivalité qui jusqu’à la fin du siècle devait agiter et embraser l’Europe. Aux combats avaient succédé les intrigues. Par la paix de Westphalie et les conventions qui l’avaient suivie, par la garantie que la France et la Suède avaient été appelées à donner aux privilèges des princes électeurs, non-seulement l’influence de la France s’était établie au sein même de l’Allemagne, mais son souverain était devenu lui-même un des princes de l’empire en qualité de comte d’Alsace.
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