E. de Langsdorff, Récits de l’histoire de Hongrie
“ On semblait croire à la cour de l’empereur qu’on écarterait la guerre en soutenant toujours qu’on était en paix. Cette disposition à se rassurer à Vienne était si favorable aux Turcs qu’ils ne négligeaient rien pour l’entretenir. On amusait par de vagues promesses l’envoyé autrichien, le baron de Goës, et ce diplomate naïf, ajoutant plus de foi aux paroles qu’aux préparatifs qui se faisaient ouvertement sous ses yeux, contribuait à entretenir les illusions de sa cour. Comme les gens faibles, il niait le péril pour n’avoir pas à s’occuper de remèdes au-dessus de son courage. ”
