Charles Nordmann, Impressions d’un combattant, notes de route
“ Le sabre au clair dans le pli de l’épaule, le revolver chargé dans son étui, à dessein entr’ouvert, ce sont les cent pas mille fois répétés, sous les étoiles qui clignotent et ne reconnaissent plus leur humble serviteur, ou sous la pluie qui, comme par des gargouilles de drap, dégringole le long des plis du long manteau cavalier dont elle n’arrive jamais à traverser la merveilleuse étoffe. Parfois un pas qui s’approche, une auto qu’il faut arrêter, prêt à tirer si on ne donne le mot, rompent la mélancolique promenade. ”
