Émile-Cyprien Driant, Jean Tapin : histoire d'une famille de soldats… (1901)
“ Il prépare silencieusement à la guerre les générations qui passent, et les querelles de la politique lui sont étrangères. Les bouleversements de la passion ne l'atteignent pas; il n'a qu'une règle : son devoir, qu'un amour : son pays, qu'un désir : la défense de sa patrie, qu'une haine : l'étranger, lorsqu'il s'appelle l'ennemi. Le lendemain matin, Catherine alla trouver le colonel Bernadieu et lui fit part des regrets que le petit Jean lui avait formulés la veille. L'officier fronça le sourcil : « C'est bon, Catherine, répondit-il sèchement; c'est bon ! Je verrai ce que j'ai à faire. » ”
