Résumé

Portrait de Émile Marco de Saint-Hilaire Émile Marco de Saint-Hilaire Histoire populaire, anecdotique et pittoresque de Napoléon et de la grande armée (1843)

De la fenêtre de sa baraque, Napoléon a vu tout cela ; croyant entendre le cri des marins qui appellent au secours, il prend son chapeau sans mot dire , s'élance au dehors et arrive bientôt sur le rivage. Là, il trouve une foule inquiète et tremblante que la tempête a attirée sur les falaises. L'Empereur marche à pas précipités, les bras croisés sur la poitrine; il ne parle à personne. Ses officiers, les chefs de corps, une partie de sa garde, sont là et l'examinent en silence : personne n'ose ni donner un ordre, ni donner l'exemple du dévouement, tant la stupeur est grande et générale.
Source : Gallica

Portrait de Émile Marco de Saint-Hilaire Émile Marco de Saint-Hilaire Histoire populaire, anecdotique et pittoresque de Napoléon et de la grande armée (1843)

Caulaincourt s'est trompé. Tout le monde se trompe ici, ajoule-t-il en jetant un regard furtif sur les maréchaux qui l'accompagnent; c'est à moi de dire la vérité à ces braves gens, à ceux qui ont encore foi en leur Empereur. Duc de Dantzick, faites former le carré !
Sur un mot de ce maréchal, transmis par ses aides-de-camp, le mouvement s'exécute. Les officiers sortent des rangs et viennent se ranger en cercle autour de l'Empereur. Un long roulement de tambours se fait entendre; d'un signe de la main, Napoléon l'interrompt : le plus profond silence s'établit.
Source : Gallica

Portrait de Émile Marco de Saint-Hilaire Émile Marco de Saint-Hilaire Histoire populaire, anecdotique et pittoresque de Napoléon et de la grande armée (1843)

Lorsque ces messieurs allèrent chez l'Empereur, vers trois heures, Napoléon sortait de table. Aussitôt qu'il les vit entrer : — Comment vous portez-vous, monsieur Stanislas, et vous, monsieur le ministre des finances? demanda-t-il.
Et sur les protestations de ces messieurs, de la satisfaction qu'ils éprouvaient à le voir sain et sauf après tant de dangers : - Des dangers! répéta Napoléon, pas le moindre. Ne suis-je pas habitué à vivre dans l'agitation? Il n'y a que les rois fainéants qui engraissent dans leurs palais; moi, c'est à cheval et dans les camps.
Source : Gallica

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