Constant Wairy, Mémoires intimes de Napoléon Ier… (1909-1910)
“ Dans ce vingt-deuxième coup de canon était tout une dynastie, tout un avenir. Les chapeaux volaient en l'air; on courait au devant les uns des autres, on s'embrassait sans se connaître, en criant: Vive l'Empereur! De vieux soldats versaient des larmes de joie, en pensant qu'ils avaient contribué de leurs sueurs et de leurs fatigues à préparer l'héritage du roi de Rome, et que leurs lauriers allaient ombrager le berceau d'une dynastie. Napoléon, caché derrière un rideau, à une des croisées de l'Impératrice, jouissait du spectacle de la joie populaire, et en paraissait profondément attendri. ”
