Résumé

Portrait de Frédéric Masson Frédéric Masson L'impératrice Marie-Louise , par Frédéric Masson (1902)

Or, Marie-Louise, c'est la paix assurée, définitive : on ne s'inquiète pas de la guerre d'Espagne, sur qui le silence est fait et qui s'entretient, hors d'Europe, dirait-on, surtout par des auxiliaires étrangers; on ne s'occupe pas de la Russie, si éloignée, qu'on ignore; mais l'Autriche, contre qui, depuis dix-huit ans, l'on a soutenu quatre longues et terribles guerres, l'Autriche, jusqu'ici toujours en armes, qui, après vingt défaites, s'est retrouvée plus redoutable qu'aux premières rencontres, c'est elle qui offre spontanément ce gage de son renoncement, la fille aînée de son empereur.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Masson Frédéric Masson L'impératrice Marie-Louise , par Frédéric Masson (1902)

Un duc, s'il sent la différence d'un baron à lui, ne la voit pas de lui à un prince. Mis à part l'Empereur qui s'est placé trop haut, il n'est pas de roi de sa famille qu'on tienne pour un supérieur, qu'on regarde comme d'une essence autre que la sienne, à qui l'on prête des droits primant tous les droits. L'impératrice participe de cette humanité : Joséphine, couronnée et sacrée, n'a point par là changé de substance; Marie-Louise, archiduchesse, n'apparaîtra pas davantage à l'état de divinité. L'échafaud de la place de la Révolution n'a pas tué la royauté, mais il a tué la vénération.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Masson Frédéric Masson L'impératrice Marie-Louise , par Frédéric Masson (1902)

Dans une régence effective, — celle qui devient constitutionnelle par la mort de Napoléon, — les Bonaparte ont été écartés par l'Empereur même, et, à leur place, il n'y a que les grands dignitaires : Cambacérès, Lebrun, Berthier; c'est un jeu pour lui que les mettre dans sa poche. Seul, il aura donc le pouvoir et les profits. Mais, son avidité n'obscurcit pas son intelligence : il voit qu'à la mort de l'Empereur, il a tout à gagner; mais l'Empire aussi. Si ces deux
hommes, sans s'être consultés, se trouvent d'accord, on peut être certain qu'ils sont dans le vrai.
Source : Gallica

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