Hector Fleischmann

Résumé

Hector Fleischmann Marie-Louise libertine... (1910)

Car tel est le bon plaisir de l'Empereur. Sa volonté est que la Grande Impératrice dirige, gouverne et promulgue dès qu'il aura quitté le territoire.
Qu'ainsi elle apparaisse aux peuples de l'Empire. Le reste importe peu. Il tient la main aux rouages intérieurs et il y a pourvu. Sa tendresse pour MarieLouise n'a point obscurci son clair regard. La vision exacte des choses et des individus est demeurée parfaite en lui, et tel, il comprend que sa femme ne peut avoir, de la splendide et formidable charge, que le titre. Il le lui donne.
Source : Gallica

Hector Fleischmann Marie-Louise libertine... (1910)

Maintenant que Napoléon a abdiqué, qu'il se sait assuré une vie médiocre et pacifique à l'île d'Elbe, qu'il rêve d'y goûter la tendresse conjugale à laquelle le dérobèrent tant de guerres et de campagnes, qu'il peut avoir une part heureuse de l'existence, maintenant il réclame sa femme, il la veut avec lui, dans le royaume minime de la Méditerrannée où son sourire sera l'oubli de tout ce qu'il a perdu de grand, de triomphal, de surhumain.
Source : Gallica

Hector Fleischmann Marie-Louise libertine... (1910)

Laissons donc aux vers du cercueil cette impératrice descendue, cette épouse adultère, cette mère sans amour, qui était morte pour la France avant de l'être pour le monde, et qui, pour n'avoir su garder ni l'honneur de son rang, ni la grandeur de son nom d'épouse, ni l'austérité de son rôle de veuve, ni son amour de mère, ni sa chasteté de femme, a mérité de ne laisser ni respect, ni regrets, ni mémoire. Le dédain de l'oubli est la vengeance de la pudeur publique (2) .
Source : Gallica

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