“ Il y avait quelque chose de réellement beau dans le spectacle offert par ces vingt et quelques hommes immobiles, silencieux, serrés les uns contre les autres, et luttant désespérément contre une multitude d'ennemis, ayant fait le sacrifice de leur vie, mais résolus à combattre jusqu'au dernier soupir, et ne tombant que morts.Diogo et le marquis faisaient des prodiges de valeur; l'Indien, avec un mépris superbe de la mort; le blanc, avec la rage du désespoir.«Hein! Excellence, dit le capitão, d'une voix railleuse, commencez-vous à croire que nous y resterons?» ”
Gustave Aimard
Résumé
Le Guaranis, de Gustave Aimard, plonge le lecteur dans les délices et les périls de la pampa, à travers les combats acharnés entre les Guaycurus, des guerriers indiens, et les colonisateurs. L'œuvre met en scène Diogo, un capitaine résolu, et le marquis, confrontés à des dilemmes de fidélité et de survie.
Les thèmes de la résistance, de l'exil, et des identités hybrides (métis, mameluco) structurent une narration riche en action, où les dialogues percutants et les scènes de bataille soulignent les tensions culturelles. L'ouvrage, publié au XIXe siècle, révèle une fascination pour les marges de l'Amérique latine, où les codes de l'honneur et la violence se heurtent.
Citations de Le Guaranis (Gustave Aimard)
“ Mais, misérable! s'écria-t-il au bout d'un instant, si vous n'êtes pas un traître, vous vous êtes grossièrement trompé.—Plaît-il, Excellence.—Par le saint nom de Dieu, c'est une manada de chevaux sauvages que vous avez prise pour nos ennemis.—Définitivement, Excellence, répondit le capitão avec un sourire de dédain, vous n'avez pas la moindre expérience de la façon de combattre des Guaycurus, ni de la vie du désert; voici probablement la dernière chose que je vous apprendrai; mais il est toujours bon que vous le sachiez. Les Guaycurus sont les premiers jinetes du monde. ”
“ Soudain, Malco Díaz bondit en avant, renversa le marquis en le frappant du poitrail de son cheval, et, saisissant doña Laura par les cheveux, il l'enleva, la jeta en travers sur le cou de son cheval et s'élança à travers la plaine.La jeune fille jeta un cri terrible et s'évanouit.Ce cri, Diogo l'avait entendu; le capitão sauta par-dessus le corps du marquis étendu sans connaissance et, renversant tout sur son passage, il se précipita à la poursuite du métis.Mais que pouvait un homme à pied contre un cavalier lancé à toute bride? ”
