“ Mais, misérable! s'écria-t-il au bout d'un instant, si vous n'êtes pas un traître, vous vous êtes grossièrement trompé.—Plaît-il, Excellence.—Par le saint nom de Dieu, c'est une manada de chevaux sauvages que vous avez prise pour nos ennemis.—Définitivement, Excellence, répondit le capitão avec un sourire de dédain, vous n'avez pas la moindre expérience de la façon de combattre des Guaycurus, ni de la vie du désert; voici probablement la dernière chose que je vous apprendrai; mais il est toujours bon que vous le sachiez. Les Guaycurus sont les premiers jinetes du monde. ”
Guaycurus
Définition et enjeux
Citations sur “Guaycurus”
“ Les Guaycurús sont les descendants des grands Tupinambás, les anciens possesseurs du Brésil, avant que les blancs les aient dépouillés de leurs terres; ils sont nommés par les visages pâles eux-mêmes Cavalheiros; les Guaycurús sont les maîtres du désert, qui oserait leur résister? Lorsque beaucoup d'hivers auront blanchi les cheveux de mon fils et qu'il aura vu d'autres nations indiennes, il reconnaîtra la différence immense qui existe entre les nobles Guaycurús et les misérables sauvages épars çà et là dans les llanos. ”
“ Les Guaycurus brésiliens se partagent en sept hordes différentes, presque toujours en guerre entre elles, et qui parcourent en liberté d'immenses plaines couvertes de magnifiques pâturages, situées entre les Rios Ipany et Tocoary.Cette race est essentiellement belliqueuse; elle n'entreprend une guerre que dans le but de faire des prisonniers qui sont réduits en esclavage. ”
Olivier, Voyage autour du monde : contenant la description géographique et pittoresque des divers pays… (1858)
“ Les Guaycurus habitent les rives du haut Paraguay. Ils sont pasteurs et possèdent d'immenses troupeaux de bœufs. Habiles cavaliers, ils passent la plus grande partie de leur vie à cheval, ce qui leur a valu, de la part des Espagnols, le surnom de Cavalleiros. Leur gouvernement est une confédération aristocratique, où l'on trouve des nobles, des guerriers et des esclaves. La taille des Guaycurus ne le cède pas à celle des Patagons ; elle dépasse quelquefois six pieds. ”
“ La conclusion est des plus simples, Excellence, reprit le capitão avec ce ton de bonhomie qui lui était naturel: les Guaycurus ont feint de se retirer afin de vous attirer en plaine et avoir meilleur marché de vous, à cause des armes à feu que vous possédez, et dont la supériorité disparaîtra lorsque vous serez accablé par le nombre. ”
“ A peine ce sifflement se fut-il fait entendre que les branches du buisson s'agitèrent; elles s'écartèrent avec violence, et un Indien guaycurus bondit épouvanté sur la rive. Au même instant, le capitão surgit derrière lui, lui enfonça son couteau dans la nuque et le renversa mort à ses pieds, sans que le malheureux sauvage, surpris à l'improviste, eût eu le temps de pousser un cri d'agonie. ”
“ Outre le couteau pendant à sa ceinture, le chef guaycurus avait posé sur le sol, auprès de lui, un carquois de quatre pieds de long, en peau de tapir, rempli de flèches; un arc de palo d'arco poli et luisant, d'une force et d'une dimension peu communes, gisait près du carquois et à portée de sa main; appuyée contre un palmier, se trouvait une énorme lance, longue d'au moins quinze pieds et armée d'un fer tranchant, garni à son extrémité inférieure d'une touffe de plumes d'autruche. ”
“ Les Guaycurus sont des hommes, et non pas des chiens poltrons qui lèchent la main qui les fouette.—Es-tu donc venu te placer sur ma route pour m'insulter? dit le capitão avec un accent de colère mal contenue. Mon bras est long et ma patience courte ”
“ Parlez-vous sérieusement, Excellence, répondit-il, croyez-vous réellement ce que vous dites?—Certes, cher don Diogo, et tout me donne raison, il me semble.—Alors il vous semble mal, Excellence, car je vous certifie, moi, que les Guaycurus n'ont rien avancé qu'ils n'aient l'intention de tenir, et avant peu vous en aurez la preuve.—Redouteriez-vous une attaque? fit le marquis avec un commencement d'inquiétude.—Une attaque, non peut-être pas tout de suite, mais au moins une sommation. ”
“ Le Guaycurus sourit sans répondre, mais, enfonçant les éperons dans les flancs de sa monture, il lui fit exécuter un saut énorme et disparut presque instantanément dans les hautes herbes.Le capitão rejoignit au petit trot la caravane.Le marquis attendait avec impatience le résultat de cette entrevue.«Eh bien?» s'écria-t-il dès que don Diogo fut auprès de lui.L'Indien hocha tristement la tête. ”
“ Cette attente fut courte; presque au même instant, l'homme quel qu'il fût, qui se tenait auprès du buisson, fit entendre sa voix; il parlait en langue guaycurus que Diogo, non seulement comprenait, mais parlait avec une rare perfection.«Ato ingote canchè Kjick piep, Paï [1] , demanda-t-il.—Mochi [2] , répondit aussitôt le capitão à voix basse.—Epoï, aboui [3] ,» reprit le Guaycurus. ”
“ «Quel est le nom de cette homme? reprit-il.—Tarou-Niom le connaît? Il a Une fois déjà traité avec lui; c'est un mamaluco. Son nom est Malco Díaz.—Je l'ai vu,» dit laconiquement le chef en penchant d'un air pensif la tête sur sa poitrine.»Il y eut un silence de quelques instants; ce fut le Guaycurus qui le rompit. ”
Encyclopédie du dix-neuvième siècle… (1870-1872)
“ Les Guaycurus croient à l'immortalité de l'âme et pensent que celles des chefs et des sorciers voltigent autour de la lune, après leur séparation du corps, tandis que celles du peuple errent dans les champs. Le nombre des Guaycurus a beaucoup diminué et diminue encore d'année en année, parce que leurs femmes, comme celles des Guanas, pour conserver plus longtemps jeiir beauté, ont l'habitude de se faire avorter Jusqu'à l'âge de trente ans, ou de tuer leurs enfants aussitôt après leur naissance afin d'éviter les fatigues de l'allaitement. ”
“ Les Indiens ne sont pas dormeurs, en général, aussi, à peine le soleil apparut-il au niveau de l'horizon, que tous s'éveillèrent et procédèrent aux soins de leurs toilettes et à leurs ablutions de chaque jour: car les Guaycurús, contrairement aux autres peuplades américaines, parmi leurs nombreuses qualités, comptent celle d'être d'une propreté rigoureuse et même d'une certaine coquetterie dans l'arrangement de leurs pittoresques vêtements. ”
“ Ce que j'avais prévu est arrivé, répondit-il.—Ce qui signifie?...—Que les Guaycurus ne veulent, sous aucun prétexte, nous laisser mettre le pied sur leur territoire.—Ainsi?—Ils nous ordonnent de rebrousser chemin, nous avertissant qu'au cas où nous n'y consentirions pas, ils sont résolus à ne pas nous livrer passage.—Nous nous en frayerons un en passant sur leurs cadavres, s'écria fièrement le marquis.—J'en doute, Excellence; si braves que soient les hommes qui vous accompagnent, aucun d'eux, pris individuellement, n'est capable de lutter avec avantage contre dix ennemis. ”
“ Le jeune officier s'inclina affirmativement.—Ainsi, répondit-il, les Guaycurús sont les plus civilisés d'entre les Indiens?—Les seuls, répondit le chef avec hauteur; le grand Esprit les aime et les protège.—Je l'admets, chef; cependant cela ne me dit pas d'où provient la perfection avec laquelle vous parlez notre langue, perfection que vos guerriers sont loin d'atteindre, car c'est à peine s'ils me comprennent lorsque je leur adresse la parole. ”
Alcide d' Orbigny, Voyage pittoresque dans les deux Amériques… (1836)
“ C'étaient des pêcheurs guayqueries qui venaient nous offrir du poisson et des fruits. Les vivres frais nous manquant, on leur acheta tout ce qu'ils portaient en poissons, en bananes, en tatous, en crescentia cujete. Ces Guayqueries appartenaient à cette tribu d'Indiens indigènes qui habite les côtes de la Marguerite et les faubourgs de la ville de Cumana. Nulle race de la Terre-Ferme, à l'exception des Caraïbes de la Guyane, n'est plus belle que la race des Guayqueries ; nulle, sans exception, n'est plus honnête, plus sûre, plus fidèle. ”
Oscar Réveil, Flore médicale usuelle et industrielle du XIXe siècle… (1887)
“ Elles renferment probablement encore un acide organique cristallisable, de la pectine et de l'acide pectique. USAGES. — Les racines, les feuilles et les bourgeons de goyaviers sont employés comme astringent au Brésil et aux Antilles, contre la diarrhée, la dysenterie, etc. Les fruits mûrs sont quelquefois donnés aux malades, comme laxatifs, rafraîchissants et pectoraux. On mange les fruits du goyavier crus, pelés et privés de leurs graines; on les coupe par quartiers et on les assaisonne avec du vin, du sucre, de la cannelle, etc. ”
Emmanuel Le Maout,
Le Jardin des plantes : description complète…
(1842-1843)
“ Les guêpiers renferment des Mâles, des Femelles et des Ouvrières; ces dernières, comme parmi les Abeilles et les autres Insectes sociaux, sont chargées de la construction du nid et de l'alimentation des petits. Celles qui ne sont point occupées dans l'intérieur du guêpier vont à la chasse; les unes attaquent de vive force des Insectes, qu'elles portent quelquefois tout entiers au guêpier, mais ordinairement elles n'y apportent que le ventre; d'autres pillent les boutiques des boucliers, comme nous vous l'avons dit; d'autres ravagent les fruits des jardins, les rongent, et en rapportent le suc. ”
Maurice Nielly, Hygiène des Européens dans les pays intertropicaux (1884)
“ Sur la côte du Pacifique s'allonge une bande étroite, la province de Guayaquil, dont le climat, assez peu salubre, a cependant laissé prospérer les races métisses, mulatos, zambos, cholos, mestizos, quitos, colorados, sivaros, etc., mélanges, à des degrés divers, d'hommes d'Europe, d'Afrique et d'Amérique indienne, sans permettre à la race blanche de traverser les âges, et en l'obligeant à subir, à Guayaquil notamment, toutes les endémies des pays torrides. ”
Compagnie de Jésus, Lettres édifiantes et curieuses… (1819)
“ De toutes ces nations barbares, c'est la nation des Guaycuréens qui est la plus nombreuse, et en même temps la plus féroce. Le gibier est leur nourriture ordinaire ; et quand il leur manque, ils vivent de lézards, et d'une espèce de couleuvres fort grandes. Les autres, au contraire, demeurent presque toujours sur le fleuve, où ils rodent continuellement dans des canots faits de troncs d'arbres. Ils ne vivent guère que de poisson. Ils sont presque tous de la nation des Payaguas, nation perfide et cruelle, sans cesse en embuscade pour surprendre et massacrer les Chrétiens. ”
Georges Delacroix, Maladies des plantes cultivées dans les pays chauds (1911)
“ WAKKER et WENT, loc. cit., p. 49. sont les portions inférieures de la tige qui seules sont envahies; les tissus s’y montrent colorés en rouge orangé et meurent par places ; les parties supérieures, privées d’eau, se dessèchent; les feuilles supérieures meurent les premières et la croissance de la plante s’arrête brusquement. Sur une coupe longitudinale des organes malades, on constate, comme dans le cas des boutures, des cavités tapissées d’un mycélium blanc de neige. Wakker a mis en évidence la nature du parasite et en a observé les fructifications. ”
Henri Jumelle, Les Cultures coloniales... 2e édition entièrement refondue… (1912-1915)
“ Or le guayule est un arbrisseau buissonnant qui reste bas, n’atteignant que rarement 1 mètre de hauteur, et dont la croissance est lente. Dans ces conditions, il est permis de craindre la disparition de l'espèce à plus ou moins brève échéance. On a estimé à 75 000 kilomètres carrés la surface totale des terres guayulifères ; mais, bien entendu, sur cette surface, le Parthenium ne se trouve pas partout, et Endlich pensait, il y a quelques années, qu’il y avait exactement 375000 tonnes d’arbrisseaux, qui, pour un rendement de 7 à 10 p. ”
Charles Goureau, Les insectes nuisibles aux arbres fruitiers… (1861-1865)
“ Lorsqu'un guêpier est en pleine activité, en été, les femelles ne quittent pas le nid; elles pondent et donnent à manger aux larves, les ouvrières vont aux champs chercher des matériaux et des vivres. Les vivres consistent en miel récolté sur les fleurs, en jus de fruits sucrés, en fragments de fruits, de viandes, d'insectes mâchés, roulés en boule, qu'elles transportent entre leurs mandibules ; elles distribuent cette nourriture aux femelles, aux mâles et aux larves. ”
“ Dans ce pays, dit ce voyageur, il y a des serpens dont la morsure tue en vingt minutes ; mais si, avant que les accidens soient devenus trop graves, la personne mordue peut mâcher un morceau de guaco et appliquer sur la blessure la salive imprégnée des sucs de la plante, elle n’a plus rien à craindre. Un jeune homme, ajoute-t-il, ayant dans la main une branche de guaco, saisit une de ces petites vipères dites tamaulipas, dont la morsure tue presque instantanément : l’animal resta immobile et comme engourdi... Le guaco ne sert pas seulement contre la morsure des serpens ”
Adolphe Brunel,
Observations topographiques, météorologiques et médicales…
(1842)
“ Les gauchos y sont plus exposés que les habitants des villes. Chez le premiers, l'habitude de dormir en plein air, l'ardeur du soleil pendant l'été, ont plus d'efficacité que la suppression de la transpiration, qui peut être néanmoins une des causes prédisposantes. Les maladies syphilitiques sont très-répandues dans les campagnes. Le peu de soin que les gauchos donnent à ce genre d'affection , fait qu'elle se propage avec la plus grande facilité. Cette classe d'individus est aussi fréquemment atteinte de charbon malin. ”
Paul Hubert, Fruits des pays chauds (1912)
“ Avant complète maturité, la goyave est astringente, et elle est employée comme telle pour la diarrhée et la dysenterie ; elle devient laxative après maturation. A ce moment, le fruit est peu sucré et prend une saveur aigrelette. Les feuilles en infusion servent également à combattre la dysenterie. ”
Oscar Réveil, Formulaire raisonné des médicaments nouveaux et des médications nouvelles… (1864)
“ Le huaco est la racine du mil-homen ou aristolochia grandiflora ; 1 Plantes équinoctiales, Paris, 1805. 212 MEDICATION EXCITANTE OU STIMULANTE. elle n'est pas employée ; il parait certain que plusieurs plantes du genre eupatorium portent en Amérique le nom de guaco. On donne également ce nom à un eryngium. M. Andrieux a expérimenté l'extrait alcoolique de mikania guaco contre la morsure de la vipère ; il a fait des lotions avec la teinture, et il a très-bien réussi. M. Bouchet n'a qu'à se louer de l'emploi de la teinture dans le traitement des plaies non spécifiques ”
Paul Hubert, Fruits des pays chauds (1912)
“ A l’intérieur sont de nombreuses graines. La pulpe est de teinte variable, mais souvent blanchâtre, rosée ou verdâtre. L’odeur du fruit, bien que forte, est exquise. Quand, en brousse, on se trouve sous le vent, les goyaviers révèlent leur présence par le parfum de leurs fruits. Graines. — Elles sont dures et placées en pleine pulpe. Variétés. — Nous avons dit plus haut que le goyavier- type de nombreux auteurs est le Psidium pomiferum et que le Psidium Guyava ainsi que d’autres Psidium ne sont que des variétés ”
Mme Hippolyte Meunier, Les causeries du docteur : entretiens familiers sur l'hygiène (1868)
“ Vous riez, mes amis, car voilà de la science dont vous avez l'expérience. — L'utile racine de la guimauve est aussi bien connue dans les ménages : on sait que le médecin, la plupart du temps, ordonne l'application d'un cataplasme sur les panaris, sur les piqûres : danscebut, la racine de la guimauve sera coupée par morceaux et bouillie dans l'eau ; les feuilles et les tiges de la mauve réduites en bouillie, seront appliquées sur le 1. Richard, tome III, p. ”
Eugène Gayot, Mouches et vers (1867)
“ Ce n'est du reste pas le seul et unique service que la guêpe rend à l'humanité ; et si nous en croyons un certain Master Thompson, de Philadelphie, elle nous préserve, sinon de la mort, du moins de maladies fort graves, en s'attaquant à une multitude d'atomes semés dans l'air, et principalement à une espèce de cirons imperceptibles qui s'attachent aux fruits, et dont l'absorption causerait les plus graves désordres dans l'économie animale. ”
Eugène Gayot, Mouches et vers (1867)
“ Tantôt on boit dans un verre ou à la bouteille sans s'être aperçu qu'une guêpe s'y est introduite ; celle-ci arrive dans la bouche ou même jusque dans la gorge; elle pique un point quelconque, c'est sa manière. L'enflure pousse, et si vite, et si vite, que l'air bientôt ne peut plus passer et que le patient meurt avant qu'il soit possible de lui porter aucun secours. Tantôt, c'est dans un fruit que la bête s'est blottie ; elle y picore sans songer à mal, mais on saisit le fruit, on le porte à la bouche sans y. regarder, et la piqûre est certaine. ”
