Résumé

Portrait de Emmanuel Le Maout Emmanuel Le Maout Le Jardin des plantes : description complète… (1842-1843)

Son chef-d'œuvre est le petit Oiseau-Mouche ; elle l'a comblé de tous les dons qu'elle n'a fait que partager aux autres Oiseaux : légèreté, rapidité, prestesse, grâce et riche parure, tout appartient à ce petit favori. L'émeraude, le rubis, la topaze, brillent sur ses habits ; il ne les souille jamais de la poussière de la terre, et dans sa vie tout aérienne, on le voit à peine toucher le gazon par instants : il est toujours en l'air, volant de fleurs en fleurs ; il a leur fraîcheur comme il a leur éclat; il vit de leur nectar, et n'habite que les climats où sans cesse elles se renouvellent.
Source : Gallica

Portrait de Emmanuel Le Maout Emmanuel Le Maout Le Jardin des plantes : description complète… (1842-1843)

Le Cygne vient, comme un vaisseau flottant dans l'air, son col de neige étendu en avant, l'œil étincelant d'inquiétude. Le battement précipité de ses ailes suffit à peine à soutenir la masse de son corps, et ses pattes, qui se reploient sous sa queue, disparaissent à l'œil. Il approche lentement, victime dévouée. Un cri de guerre se fait ejitendre. L'Aigle part avec la rapidité de l'étoile qui file. Le Cygne a vu son bourreau ; il abaisse son col, décrit un demicercle et manœuvre, dans l'agonie de sa terreur, pour échapper à la mort.
Source : Gallica

Portrait de Emmanuel Le Maout Emmanuel Le Maout Le Jardin des plantes : description complète… (1842-1843)

Le Duc de Virginie a le vol élevé, rapide et gracieux; il plane avec aisance et en grand cercle par la simple inclinaison de ses ailes et de sa queue. De temps en temps il effleure silencieusement la terre avec vélocité, et saisit sa proie à l'improviste ; quelquefois il s'arrête subitement sur quelques palissades, secoue ses plumes, et pousse un cri horrible, tantôt analogue aux hurlements d'un Chien qui a perdu son maître, tantôt formé de notes si rudes et si mêlées, qu'on les prendrait pour les dernières plaintes d'un assassiné qui essaye en vain de crier au secours.
Source : Gallica

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