Calandre

Définition et enjeux

Henri Coupin,  Les animaux excentriques (1903)

“ La calandre ronfle comme un homme endormi; elle répète les sons les plus singuliers, sons qu'elle a certainement entendu pousser par d'autres animaux ; elle imite chaque chant avec tant de justesse que le connaisseur le reconnaît immédiatement. J'ai une calandre qui, lorsque je la reçus, ne connaissait pas encore le chant de l'alouette, ni le cri de la mésange à longue queue ; mais bientôt elle les apprit et les répéta admirablement. Souvent elle chante d'une façon fort curieuse"; elle semble ne pas remuer la gorge et ne produire les sons qu'avec le bec. ”
Source : Gallica

Portrait de Emmanuel Le Maout Emmanuel Le Maout,  Le Jardin des plantes : description complète… (1842-1843)

“ Après avoir passé huit à dix jours dans cet état, la Calandre touche à son dernier développement; elle se dégage de ce fourreau où elle était emmaillottée, perce la peau du grain, se pratique une ouverture pour sortir de l'asile de son enfance, et se montre telle qu'elle doit être le reste de sa vie. C'est au printemps que la femelle pond ses œufs; elle pratique obliquement un trou dans un grain de froment ou de seigle, ordinairement le plus gros qu'elle trouve, et y dépose un œuf sur le côté et sous l'enveloppe ; de là elle passe à un autre, jusqu'à ce qu'elle ait terminé sa ponte. ”
Source : Gallica

Portrait de Jean-Henri Fabre Jean-Henri Fabre,  Les Ravageurs (1870)

“ Cependant la calandre sait très bien quand un grain a déjà reçu un œuf, soit d’elle-même, soit d’une autre, et jamais elle ne commet l’imprudence de lui en confier un second, car le grain est trop petit pour deux mangeurs. ”
Source : Wikisource

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