Résumé

Jules Garnier La Nouvelle-Calédonie, côte orientale… (1901)

L'Anglais surtout, avec sa fierté naturelle, n'a jamais consenti à s'y soumettre. Aussi, malgré les éloges que chacun fait à Sydney des richesses naturelles de notre colonie, les capitaux australiens, déjà si abondants, n'ont pas encore pris une seule fois la direction de la Nouvelle-Calédonie ; les seuls et rares colons qui nous arrivent de l'Australie ne sont donc pour la plupart que des gens dénués de ressources, des hommes que les mille hasards d'une vie toujours à la recherche des aventures, poussent incessamment d'un rivage à un autre.
Source : Gallica

Jules Garnier La Nouvelle-Calédonie, côte orientale… (1901)

D'Aden à Ceylan notre traversée s'effectua encore avec une mer splendide, et dans une atmosphère extrêmement agréable. C'était le matin lorsque nous arrivâmes dans cette grande île verdoyante, où le commerce anglais a su atteindre un si haut degré de prospérité; cette admirable végétation tropicale, que mes yeux apercevaient pour la première fois, nous semblait d'autant plus somptueuse que nous venions de quitter des sites plus désolés.
Source : Gallica

Jules Garnier La Nouvelle-Calédonie, côte orientale… (1901)

Pendant qu'avec bonheur nous savourions les charmes de ce bain naturel, les Kanaks étendaient sur une roche, à l'abri du soleil, le menu de notre modeste repas, c'est-à-dire de la viande salée et du biscuit; c'était peu. Eh bien! c'est un des meilleurs repas que j'aie jamais faits : une eau cristalline murmurait à côté de nous, et nous n'avions qu'à étendre la main pour remplir nos verres ; une char mante sensation de fraîcheur et de pureté naissait pour nous du voisinage de cette eau vive et scintillante. Nous réservions les pigeons (car j'en avais tué à mon tour) pour le dîner
Source : Gallica

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