Jules Garnier, Le fer (1874)
“ Enfin, l'obstacle cède et la fonte s'élance hors de son étroite prison, le ruisseau de feu qu'elle trace passe au travers de ce groupe d'hommes que le devoir enchaîne, on dirait qu'ils ne sentent point l'intense chaleur qui se dégage du métal en fusion, aux surfaces toujours renouvelées et ardentes, les étincelles du fer qui s'en échappent et brûlent dans l'air, retombent sur eux, mais, insensibles comme la matière inerte elle-même, ils poursuivent leur œuvre, ils élargissent encore le trou de coulée en y agitant l'extrémité du ringard, ils dirigent le torrent du fer ”
