Jules Garnier

Élements biographiques

Jules Garnier Le fer (1874)

Enfin, l'obstacle cède et la fonte s'élance hors de son étroite prison, le ruisseau de feu qu'elle trace passe au travers de ce groupe d'hommes que le devoir enchaîne, on dirait qu'ils ne sentent point l'intense chaleur qui se dégage du métal en fusion, aux surfaces toujours renouvelées et ardentes, les étincelles du fer qui s'en échappent et brûlent dans l'air, retombent sur eux, mais, insensibles comme la matière inerte elle-même, ils poursuivent leur œuvre, ils élargissent encore le trou de coulée en y agitant l'extrémité du ringard, ils dirigent le torrent du fer
Source : Gallica

Jules Garnier Les volontaires du génie dans l'est… (1872)

Mais le terrible de la guerre, c'est la défaite, c'est la retraite, c'est le soldat découragé accusant ses chefs, jetant son arme ou la brisant; c'est le bruit du canon, sinistre alors, qui vous talonne et sème la mort au milieu des fuyards qui ne veulent ou ne peuvent lutter; c'est le dernier serrement de main d'un vieux camarade qui tombe, qu'il faut abandonner dans le chemin boueux, où les pieds des chevaux des amis et des ennemis l'achèveront.
Source : Gallica

Jules Garnier La Nouvelle-Calédonie, côte orientale… (1901)

D'Aden à Ceylan notre traversée s'effectua encore avec une mer splendide, et dans une atmosphère extrêmement agréable. C'était le matin lorsque nous arrivâmes dans cette grande île verdoyante, où le commerce anglais a su atteindre un si haut degré de prospérité; cette admirable végétation tropicale, que mes yeux apercevaient pour la première fois, nous semblait d'autant plus somptueuse que nous venions de quitter des sites plus désolés.
Source : Gallica

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