Résumé

Jules Garnier Les volontaires du génie dans l'est… (1872)

Mais le terrible de la guerre, c'est la défaite, c'est la retraite, c'est le soldat découragé accusant ses chefs, jetant son arme ou la brisant; c'est le bruit du canon, sinistre alors, qui vous talonne et sème la mort au milieu des fuyards qui ne veulent ou ne peuvent lutter; c'est le dernier serrement de main d'un vieux camarade qui tombe, qu'il faut abandonner dans le chemin boueux, où les pieds des chevaux des amis et des ennemis l'achèveront.
Source : Gallica

Jules Garnier Les volontaires du génie dans l'est… (1872)

Je me souviens que l'obscurité qui suivit était si intense, que nous eûmes quelque peine à retrouver la route de Dijon.
En ville, la panique avait été grande toute la journée; le bruit avait couru un instant que l'ennemi entrait victorieux, — et, de fait, il n'avait pas été loin de le faire. — Tous les habitants qui possédaient des armes, des uniformes de soldais ou d'officiers français s'étaient empressés, pour la plupart , de les cacher ou même de les jeter dans la rue, de peur de s'attirer la colère prussienne.
Source : Gallica

Jules Garnier Les volontaires du génie dans l'est… (1872)

Il fallait voir alors tous ces groupes inquiets, attendant les bulletins de la guerre et perdant à chacun d'eux une nouvelle illusion. — Un soir, c'est Mac-Mahon qui est repoussé à Wœrth !. Cette défaite cependant est encore glorieuse ; elle aurait pu devenir une victoire si de Failly fût arrivé à temps. C'est ici que se place pour la première fois le nom fatal de « de Failly », ce nom qui s'associa si souvent depuis à nos revers et n'eut un semblant d'éclat que par une retraite; celle que ce général fit le long des Vosges.
A Wœrth, Mac-Mahon n'avait que cinquante mille
hommes
Source : Gallica

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