Résumé

Louis-Théodore Bérard Campagne de la corvette l'"Alcmène" en Océanie pendant les années 1850 et 1851… (1854)

Le désir de revoir un de nos vieux amis, le père Laval, l'emporta sur l'ennui d'une course faite dans d'aussi mauvaises conditions, et je m'embarquai pour Fakaroa.
Nous abordâmes au milieu d'un groupe d'indigènes qui étaient venus au-devant de nous. Il y avait bien là cent individus des deux sexes, formant toute la population de l'île. Le bon père Laval, qui nous reconnut, M. Devarenne et moi, se jeta dans nos bras, et nous conduisit à ce qu'il appelait son palais.
Le digne homme était logé comme les naturels dans une case en pendanus, où, pour tout meuble, il possédait un lit et une natte.
Source : Gallica

Louis-Théodore Bérard Campagne de la corvette l'"Alcmène" en Océanie pendant les années 1850 et 1851… (1854)

Bonérate! Bonérate! et bientôt tout le village fit chœur avec lui.
Cependant, après bien des discours, il se décida à me conduire, et nous partîmes.
Le sentier que nous suivions serpentait sur le flanc de la montagne que l'on aperçoit du mouillage et qu'il nous fallait franchir. Le sol semé de paillettes de mica, brillait sous nos pieds d'un éclat trompeur ; les plantes et les fleurs s'épanouissaient à l'aurore du jour naissant, tout dans la nature respirait le calme le plus parfait, et, soumis à cette douce influence, nous
gravissions en silence notre rude chemin.
Source : Gallica

Louis-Théodore Bérard Campagne de la corvette l'"Alcmène" en Océanie pendant les années 1850 et 1851… (1854)

Cependant, ce ne fut que le 22 au matin que nous pûmes jeter l'ancre & peu de distance d'un banc de corail, qui forme la ceinture d'un petit îlot, que nos marins par prévision de l'avenir appelèrent l'île de l'Alcmène.
Au Nord, le mamelon aride qui domine tout le pays, et les pins colonnaires dont la teinte sombre jette comme un voile de deuil sur les collines qu'ils couvrent, donnent à l'île l'aspect d'un cimetière. Mais, de notre mouillage, elle nous apparut sous un jour plus favorable, et ce fut à qui irait le premier fouler un sol qui semblait partout recouvert de frais ombrages.
Source : Gallica

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