Résumé

Gabriel Marcel La Pérouse : récit de son voyage… (1888)

M. de Saint-Aignan, dit la relation de d'Entrecasteaux, joua un air un peu vif sur son violon ; le son de cet instrument, nouveau pour eux, sembla leur être très agréable ; ils riaient et sautaient sur le banc de leur pirogue; ils proposèrent, en échange de ce violon, non seulement l'arc qu'on leur avait demandé, mais des massues qu'ils n'avaient pas encore montrées.
L'air de Marlborough, qui avait fait une grande sensation chez d'autres peuples sauvages où avait abordé M. de La Pérouse, ne parut pas les affecter; les airs d'une mesure vive sont plus de leur goût que les autres.
Source : Gallica

Gabriel Marcel La Pérouse : récit de son voyage… (1888)

La Pérouse trouvait que les indigènes n'étaient en rien inférieurs aux Européens : « Ils cultivent, dit-il, la terre avec intelligence, sont charpentiers, menuisiers, forgerons, orfèvres, tisserands, maçons, etc. J'ai parcouru leurs villages, je les ai trouvés hospitaliers, bons, affables et, quoique les Espagnols en parlent avec mépris et les traitent de même, j'ai reconnu que les vices qu'ils mettent sur le compte des Indiens doivent être imputés au gouvernement qu'ils ont établi parmi eux. »
Source : Gallica

Gabriel Marcel La Pérouse : récit de son voyage… (1888)

Deux officiers, MM. Boutinetd'Escures, avaient été expédiés, entre temps, pour examiner le fond de la baie. L'un rapporta que le vent d'ouest ne pénétrait pas dans l'intérieur du port, qui était resté dans un calme absolu. L'autre, après avoir fait le tour d'une ile près de laquelle on pouvait mouiller par vingt-cinq brasses et sur laquelle il serait facile d'installer l'observatoire, affirmait avoir aperçu l'entrée de deux vastes canaux; et l'imagination aidant, on pensa aussitôt pouvoir pénétrer par là jusqu'au centre de l'Amérique.
Source : Gallica

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