Jules Dumont d'Urville,
L'Astrolabe : voyage autour du monde…
(1881)
“ A huit heures du matin , nous subîmes un coup de vent furieux du nord-ouest , avec des rafales pesantes et des grains de pluie si épais qu' on ne distinguait rien d' un bout du navire à l' autre . Toutes les voiles furent serrées à dix heures vingt minutes ; la violence des vents et des flots devint telle que nous fûmes réduits à fuir quelque temps sous le petit foc . Une mer courte , dure et très-creuse , faisait éprouver à la corvette des saccades très-pénibles et qui eussent pu lui être fatales si sa carène n' eût pas été très-solide . ”
