Jules Dumont d'Urville

Jules Dumont d'Urville

Résumé

Portrait de Jules Dumont d'Urville Jules Dumont d'Urville Revue des Deux Mondes

À trois heures après-midi, une petite pirogue, conduite par Martineng, a débordé de la plage vis-à-vis de Mafanga ; comme ce marin ne pouvait seul gouverner l’embarcation, un naturel lui a donné la main jusqu’à une certaine distance de terre ; puis il s’est jeté à la nage et a laissé Martineng seul venir à bord.
Ce matelot a déclaré qu’il était envoyé au nom de Tahofa pour m’annoncer que tous les hommes de l’Astrolabe allaient m’être renvoyés incessamment, pourvu que je promisse de ne plus tirer sur Mafanga.
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Portrait de Jules Dumont d'Urville Jules Dumont d'Urville Revue des Deux Mondes

Le pauvre Bellanger avait été si affecté de sa captivité, qu’il en avait perdu toute envie de manger, et pour lui faire prendre des alimens, les sauvages étaient obligés de le menacer de le tuer. Le jeune Bouroul, la première nuit, s’était enfui, et une pagaie à la main, chercha long-temps une pirogue pour rejoindre la corvette ; mais il s’égara dans les bois et les naturels le rattrapèrent. Fabry, Della-Maria et même Grasse, si je devais les croire, auraient toujours désiré rentrer à leur poste, malgré toutes les insinuations des naturels pour les engager à s’établir à Tonga-Tabou.
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Nos lunettes dirigées vers Mafanga nous prouvèrent que les naturels avaient travaillé toute la nuit à fortifier cette place, et l’avaient déjà mise en état de défense respectable. Tandis que nous admirions l’intelligence et l’activité de nos sauvages ennemis, nous aperçûmes tout à coup, entre la côte de la grande terre et le navire, une petite pirogue manœuvrée par deux hommes, au milieu desquels un troisième semblait immobile.
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