M. Victor de Rochas

Résumé

M. Victor de Rochas Le Tour du monde

Tout homme a besoin de chair, et nous nous demandons si cette horrible coutume, qui bouleverse à tel point les idées de l’homme policé qu’il a peine à y croire, est uniquement l’effet d’un penchant vicieux, d’une dépravation morale, ou si un instinct naturel, irrésistible n’y pousse point le malheureux sauvage confiné dans une île privée d’animaux, et d’ailleurs sans industrie suffisante pour s’en procurer.
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M. Victor de Rochas Le Tour du monde

Après s’être tant occupés du Chinois qu’ils paraissaient véritablement aimer, les sauvages finirent par s’occuper un peu de nous qui leur présentions de belles cotonnades rouges, du tabac, des pipes, et qui en jetions même à leurs pieds, mais en vain, car ces barbares ne daignaient pas les ramasser. Ils ignoraient jusqu’à l’usage du tabac, ignorance fabuleuse et qui ne peut s’expliquer que par leur séparation complète du genre humain. Les traitants australiens ont en effet propagé l’usage du tabac dans toutes les îles de l’Océanie qu’ils fréquentent.
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M. Victor de Rochas Le Tour du monde

Le Saint-Paul, battu par les vagues qui venaient déferler et se briser sur le récif, ne tarda pas à se défoncer : il fallut l’abandonner. Les canots dont dispose un navire marchand eussent été bien insuffisants à transporter trois cents hommes dans le court espace de temps qui devait s’écouler entre le moment du naufrage et celui de la destruction complète du Saint-Paul. Heureusement l’écueil était guéable, si je puis m’exprimer ainsi, et les pauvres naufragés purent gagner à pied un îlot situé entre le lieu du sinistre et l’île qu’on apercevait plus loin.
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