Jurien de La Gravière, Souvenirs d’un Amiral, première partie…
“ Tant que la quille n’a point touché le fond, il n’y a jamais lieu de perdre courage. Les vents ont des faveurs si imprévues, et, pourvu qu’on puisse prolonger quelque temps la lutte, la mer s’apaise souvent si à propos ! Mais quand au lieu d’un navire souple et rapide, prêt à s’élancer dans le lit du vent au moindre appel de sa barre, on n’a sous les pieds qu’une barque inactive et languissante, il faut tout appréhender de ces situations dont, avec un meilleur bâtiment, un capitaine hardi et manœuvrier se ferait un jeu. ”
